Classification des bridges

 Les ponts appelés encore bridges, constituent un artifice prothétique conçu pour restaurer une arcade partiellement édentée. 


Classification des bridges


Selon l'importance des éléments qui composent l'ensemble de la restauration prothétique, on distingue plusieurs sortes de ponts variant avec le mode de l'ancrage utilisé, la nature et le nombre des dents piliers. 



I. Classification des bridges: 

La forme du pont dépend de la situation et du nombre des dents piliers choisis sur l'arcade dentaire d'où la classification suivante : 

  • Bridge de courte portée.
  • Bridge de moyenne portée. 
  • Bridge de longue portée. 


Bridge de courte portée:

Ils remplacent en général une dent sur l'arcade, de conception facile mais l'inconvénient réside dans la mutilation de deux dents pour remplacer une seule dent.

On peut avoir: 


1. Bridge de courte portée à double encastrement (2 dents piliers).

Le bridge comporte 2 piliers support avec ancrage sur dent pufpée ou dépulpée; le choix d'ancrage et de la travée est conditionné par la situation de bridge, on peut avoir: 


  • Bridge de courte portée à double encastrement rectiligne (secteurs latéraux de l'arcade dentaire). 

  • Bridge de courte portée à double encastrement curviligne (secteur antérieur). 


2. Bridge de courte portée à simple encastrement (1 dent pilier); il existe deux sortes:

  • Bridge de courte portée à simple encastrement avec un inlay d'appui.

Un inlay est moins visible qu'une coiffe il sera réalisé sur la dent saine alors que l'autre dent est utilisée comme pilier, par exemple remplacement de la deuxième PM (taille de la molaire plus un inlay sur la première PM) . 


  • Bridge de courte portée à simple encastrement (bridge en extension libre):

Il s'agit d'un bridge cantilever, la partie en extension est un bras de levier traumatisant poUr la dent pilier et la muqueuse, ce bridge est mobilisable ds toutes les directions; ce bridge est contre indiqué en raison des risques de torsion et de renversement plus grand ds la région antérieure.



Bridge de moyenne portée:

Ils sont d'exécution plus difficile que les bridges de courte portée, avec remplacement de deux dents absentes contigües ou non. 


1. Bridge de moyenne portée à double encastrement rectiligne par exemple l'absence de la deuxième prémolaire et la première molaire; l'utilisation dans ce cas comme pilier de bridge la première prémolaire et la deuxième molaire. 


2. Bridge de moyenne portée à double encastrement curviligne par exemple l'absence de 11 et 21 ou bien absence de la 31 et 41 dans ce cas le pont exige l'utilisation de la 12, 13 et 22, 23 on aura alors un bridge à 6 éléments. 


Le remplacement des 4 incisives supérieures devra utiliser les deux canines et la première prémolaire comme piliers de bridge. Alors que au maxillaire inferieure deux canines suffisent.


Si les deux dents à remplacer sont situées dans deux plans différents de ROY il est nécessaire de prendre 4 piliers à raison de 2 pour chaque coté de l'édentement.


3. Bridge de moyenne portée à double encastrement avec pilier intercalé par exemple l'absence de la première prémolaire et la première molaire; dans ce cas l'exécution est plus complexe et plus onéreuse et plus difficile. Le pilier intercalé 2ème PM reçoit des impulsions des deux piliers du bridge qui l'encadrent, le parallélisme entre les piliers est rarement facile. 


Les mouvements au qu'elle est soumis ce type de pont peuvent provoquer la lyse des tissus de soutiens si la rétention de l'ancrage (pilier intercalé) n'est pas soigneusement étudiée. 


Bridges polygonaux:

Réalisé sur plusieurs piliers disposés dans plusieurs plan de l'arcade, ils peuvent être partiels ou totales suivant le nombre de dent résiduelles. 


1. Bridges polygonaux partiels:

Restaurer la partie antérieure de l'arcade de PM à PM : appelés bridge curviligne; se présente sous forme d'un arc. 

Ou, restaurer la partie latérale et rectiligne de l'arcade plus ou moins étendue de l'arc antérieure, il se présente alors sous la forme de parabole (bridges polygonaux paraboliques). 


2. Bridges polygonaux:

Il restaure la totalité de l'arcade. 

 


 



II. Principes biomécaniques:

Toutes restauration prothétique conjointe doit avoir deux objectifs essentiels: 

Rétablir de façon durable les diverses fonctions plus ou moins perturbées par l'édentement; mastication, esthétique et phonation.

Respecter et préserver les structures biologiques présentes dans la cavité buccale.


La réalisation d'une prothèse conjointe exige donc une analyse approfondie des conditions cliniques:


A. Principes mécaniques:

La construction prothétique doit satisfaire à 3 exigences; l'insertion, la rétention et la résistance mécanique aux contraintes développées pendant la fonction.


La résistance mécanique:

C'est la rigidité de la construction prothétique qui conditionne la résistance mécanique, elle dépend des qualités mécaniques de l'alliage et de la morphologie du bridge.

Pour éviter la déformation ou la fracture sous les forces masticatrices il faut:

  • Augmenter l'épaisseur.
  • Etablir un contact suffisamment large tout en dégageant l'embrasure pour la rendre accessible auxbrossettes inter dentaires.
  • Veiller à réaliser une section suffisante de la travée.
  • La partie linguale peut être renforcée par un épaississement du métal qui résistera de façon efficace aux différents mouvements.



B. principes biologiques:

Ils s'appliquent à la fois aux ancrages, aux éléments intermédiaires et aux surfaces occlusales.


1. Morphologie des ancrages: 

Tient compte du respect des tissus et de la conservation de la vitalité pulpaire. 

La limite cervicale des ancrages par sa situation correcte elle doit assurer un joint dento-prothétique et une morphologie axiale qui permet de situer les ancrages dans la continuité des racines des dents supports.


2. Morphologie des éléments intermédiaires: 

Les rapports avec la crête édentée ont pour but de préserver la fibro-muqueuse de toute irritation. 

Les aménagements tissulaires relèvent de la chirurgie correctrice des tissus à la fois gingivaux et osseux, ils ont pour but de créer un espace suffisant ds le sens vertical et un contour harmonieux de la crête. 


La gingivectomie éliminera le tissu hyperplasique alors que la gingivoplasti donnera un profil convexe favorable à l'ihtermédiaire du bridge. 

Le choix du matériau en contact; le contact de l'intermédiaire du bridge peut se faire soit par la céramique ou par le métal quand il s'agit d'un bridge céramo-métallique.

Morphologie axiale; les faces V et L ont un profil convexe. 

Les faces palatines délimitent des embrasures larges facilement accessibles au passage d'une brossette entre les différents éléments du pont. 


3. Morphologie des surfaces occlusales et équilibration occlusale:

La forme de la surface occlusale est essentiellement liée: 

Aux mouvements fonctionnels de la mandibule. 

À la morphologie des dents antagonistes; le but est d'orienter et de repartir les efforts sur les tissus du parodonte profond au niveau des dents piliers. 


La réalisation de cette étape doit prendre en considération 3 facteurs

L'angulation cuspidienne doit être moins marqués pour éviter le descellement de bridge lors des mouvements de diduction.

La largeur des tables occlusales au niveau des pontiques doivent être légèrement réduite pour diminuée les forces de travaille.

Les sillons d'échappements.



4. Choix des dents supports:

Dans le cas d'une construction conjointe pleurale les forces occlusale résultant de la fonction sont intégralement transmises aux dents piliers, celle ci doivent satisfaire à des conditions de résistance intrinsèques pour s'opposer d'une manière durable aux efforts ainsi appliqués. 


Différents auteur ont énoncé des lois visant à déterminer le choix de dents supports: 


  •  Loi de BELIARD:

L'augmentation du nombre des dents piliers non alignées améliore les conditions d'équilibre en limitant le nombre des axes de rotation. 


  •  Loi de SADRIN:

Une courbure prononcée détermine un moment de renversement qui doit être équilibré par l'utilisation d'appuis supplémentaires. 


  •  Loi de DUCHANGE:

Elle prend en considération la morphologie coronnaire, la surface de la table occlusale et la position de la dent sur l'arcade, une dent de remplacement fournit en prothèse fixée le même travail qu'une dent naturelle, une dent pilier à une force de résistance au moins égale ou double des forces masticatrices habituellement appliquées.


DUCHANGE attribue à chaque dent un coefficient de valeur intrinsèque; dans ces conditions la somme des coefficients des dents piliers (force de résistance) doit être supérieure ou égale à la somme des coefficients des dents absentes (force de travaille).


Coefficients masticatoire


  •  Loi de ROY:

Il a divisé l'arcade dentaire en 5 plans: 

Un plan incisif qui est soumis aux forces post-antérieures. 

Un plan pour chaque canine, ce plan est soumis aux forces latérales. 

Un plan pour prémolo-molaire qui est soumis aux forces horizontales. 


La théorie de ROY est intéressante pour les bridges de contention; les dents piliers doivent être choisis dans plusieurs plan pour assurer l'immobilisation de bridge. 

Si les 2 dents à remplacer sont situées dans deux plans différents de ROY, il est nécessaire de prendre 4 piliers à raison de 2 pour chaque coté de l'édentement.

 


 


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