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L'espace biologique dentaire

 I. Le sillon gingival ou le sulcus:

Il est étroit et en forme de V, sa face interne est constituée par l'organe dentaire, extérieurement il est limité par l'épithélium gingival ou sulculaire et sa limite cervicale est représentée par le bord libre de la gencive marginale.


Le fond du sulcus est limité par l'attache épithéliale, il se mesure grâce à une sonde parodontale sa profondeur physiologique varie de 1 à 3mm.

Cette profondeur est variable selon l'état pathologique de la dent ainsi que l'âge du patient, elle peut varier d'une dent à l'autre et tout au long du périmètre d'une même dent.


L'épithélium sulculaire a la capacité de se reproduire rapidement après une agression tel que le passage d'instruments rotatifs ou une prise d'empreinte à condition qu'aucun facteur d'irritation ne persiste dans le sillon. 


II. L'espace biologique:


L'espace biologique


L'espace biologique est compris entre la crête osseuse et le fond du sillon gingivo-dentaire; c'est une zone interdite à toute limite prothétique.

Afin de ne pas léser le système d'attache, les limites prothétiques doivent toujours se situer à une distance minimale de 0,4 mm du fond du sulcus, ménageant ainsi une zone tampon de dent non préparée entre la limite cervicale et l'attache épithéliale. Le maintien du bord prothétique a distance de l'attache épithéliale permet la préservation d'une hygiène efficace.

L'espace biologique détermine donc un seuil infranchissable. 


L'emplacement de la limite par rapport au collet anatomique de la dent varie selon l'âge et la situation du parodonte marginal. 

Sur les dents jeunes, c'est la gencive marginale qui détermine la position de la limite cervicale; elle est située dans l'email, et souvent à distance du collet anatomique. 

En revanche, sur les dents âgées, la racine est souvent exposée. La limite doit donc être située au niveau radiculaire et doit englober les zones proximales pour garantir le résultat esthétique final.



III. Conséquences tissulaires lors de violation de l'espace biologique:

Les études qui ont étudié la relation entre la position des limites de préparation et l'inflammation gingivale sont d'accord pour admettre la règle suivante : plus une limite est placée profondément dans le sillon alvéolo-dentaire plus la réaction inflammatoire est importante. 


1. Les manifestations biologiques:

La violation de l'espace biologique est à l'origine de lésions gingivales ou parodontales vont alors se produire une perte d'attache accompagnée d'une migration apicale, pouvant générer la création de poches parodontales (dues a la résorption alvéolaire), ainsi qu'un important phénomène inflammatoire des tissus parodontaux induit par la présence de plaque bactérienne dans le sillon gingivo-dentaire. 


2. Les manifestations cliniques:

Il existe deux types de réactions tissulaires en fonction de la qualité du parodonte. 

Si le parodonte est fin, l'inflammation provoque une destruction de la papille gingivale avec apparition d'une récession.

Si le parodonte est épais l'inflammation provoque un approfondissement pathologique du sulcus, avec migration de l'attache épithéliale; celle-ci peut s'accompagner de poches parodontales, qui seront infra osseuses la plupart du temps.


 

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